Une série de planches illustrées, conçues pour le cycle 1, met en scène des situations de classe familières — le choix d’un jeu, d’une activité de motricité, d’une tâche à ranger — pour donner un support visuel direct à un objectif pédagogique souvent difficile à formuler avec de très jeunes enfants.
À l’école maternelle, les représentations sur ce qui « revient » aux filles ou aux garçons se construisent très tôt, à travers des situations simples du quotidien de classe : le choix d’un jeu, d’une activité sportive, d’une tâche collective. Pour outiller les équipes de cycle 1 sur ce terrain, trois saynètes viennent d’être mises à disposition sous une forme entièrement illustrée, prête à être projetée ou affichée en classe.
Une structure commune, un principe simple
Les trois scènes suivent le même schéma narratif. Un personnage choisit une activité ou une tâche ; des camarades interrogent cette répartition à travers une question stéréotypée (« les voitures, c’est pour les garçons ? », « le ballon, c’est pour les garçons ? », « les filles rangent les livres ? ») ; les enfants concernés répondent simplement par leur goût personnel (« j’aime les poupées », « j’aime danser ») ; l’enseignant·e intervient alors pour formuler le principe général — à l’école, les jeux, les activités et les tâches sont pour tout le monde ; la scène se conclut sur un moment collectif et une phrase-slogan illustrée.
Saynète 1 — « Le coin poupées et le coin voitures » : Camille joue aux voitures, Léo joue aux poupées ; deux camarades questionnent cette répartition (« les voitures c’est pour les garçons ? »/« les poupées c’est pour les filles ? ») ; l’adulte rappelle qu’à l’école tous les jeux sont pour tout le monde ; les enfants jouent ensemble.
Saynète 2 — « Choisir une activité de motricité » : Sara et Maxime choisissent des activités (ballons, foulards) ; des camarades s’interrogent sur une répartition genrée (ballon = garçons, danse = filles) ; l’enseignant·e rappelle que les activités sont pour tous et invite à former les équipes ensemble.
Saynète 3 — « Ranger la classe » : Nadia et Tom choisissent des tâches (ranger les briques, effacer le tableau) ; deux camarades s’interrogent sur une répartition genrée des tâches ; l’enseignant·e rappelle que toutes les tâches sont pour tout le monde, avec des questions de relance affichées (« Qui peut être fort ? Qui peut être soigneux ? »).
Cette répétition du schéma d’une saynète à l’autre n’est pas redondante : elle permet aux élèves de reconnaître rapidement la structure du raisonnement proposé, une fois la première scène découverte, ce qui facilite la mémorisation du message par la répétition du procédé plutôt que par la leçon.
Ce que le support visuel apporte concrètement
Contrairement à une trame textuelle à interpréter, chaque saynète est ici découpée en cases numérotées, avec dialogues intégrés aux illustrations. Cette mise en image complète permet à l’enseignant de projeter ou d’afficher directement la planche en classe, sans travail préalable de mise en scène : le décor, les expressions des personnages et l’enchaînement des répliques sont déjà fixés visuellement.
Le support incarne ainsi l’objectif pédagogique de façon tangible pour de jeunes enfants qui ne maîtrisent pas encore l’abstraction : voir un personnage hésiter, s’étonner puis se corriger donne une prise concrète à la discussion qui suivra, plus efficace à cet âge qu’un énoncé de principe.
Les trois situations proposées
Le coin poupées et le coin voitures : Camille joue aux voitures, Léo joue aux poupées ; deux camarades s’interrogent sur cette répartition avant que l’adulte ne rappelle qu’à l’école, tous les jeux sont pour tout le monde.
Choisir une activité de motricité : Sara et Maxime choisissent respectivement le ballon et la danse aux foulards ; la question d’une répartition genrée des activités est posée puis levée par l’enseignant·e, qui invite à former les équipes ensemble.
Ranger la classe : Nadia et Tom choisissent chacun une tâche de rangement ; l’interrogation sur une répartition genrée des tâches ouvre sur un rappel du principe et sur des questions de relance affichées (qui peut être fort, qui peut être soigneux) invitant à dissocier compétence et genre.
Une mise en œuvre simple pour l’enseignant
Ces planches se prêtent à un usage court et répétable en classe : présentation de la scène, lecture ou projection, puis quelques questions ouvertes ancrées dans le vécu des élèves, sur le modèle des relances déjà intégrées à la saynète « Ranger la classe ». Il n’est pas nécessaire de développer un débat théorique prolongé : l’objectif reste que les élèves associent la situation vue à leur propre expérience de classe.
Accès à la ressource
Les trois saynètes illustrées sont disponibles !



